En 1910 Philipp GUIDDINGS originaire du GUYANA arrive en Guadeloupe. Missionnaire, il porte avec lui le message Adventiste du 7ème Jour. Après plusieurs allers/retours il s’installe à Pointe-à-Pitre à la rue Alsace Renée Lorraine où il organise une école du sabbat.

Dès son premier voyage il entre en contact avec la famille JAMES originaire d’Antigue  résidant à Capesterre Belle-Eau.

La famille James fréquente pendant quelques temps la petite communauté de Pointe-à-Pitre puis une deuxième école du Sabbat est créée à Capesterre Belle-Eau.

C’est dans cette commune qu’en 1919 est célébrée la première cérémonie baptismale, les néophytes ne sont autre que Monsieur et Madame Joshua JAMES.

De 1919 à 1928 les adventistes du 7ème jour sont tous des ouvriers de la banane issus des îles britanniques avoisinantes. Les autochtones accordent, alors, peu d’importance à cette religion car ils considèrent que « c’est une affaire d’anglais ».

Nous pensons que la barrière linguistique a été, à cette époque dite « des anglais » un frein au développement du message adventiste.

En 1928 la Guadeloupe est ravagée par un cyclone, les bananeraies sont  détruites. Les frères ouvriers de la banane sans emplois sont contraints de quitter l’île et regagnent leur pays d’origine.

Dieu veille et dans sa grande bonté la famille JAMES décide de rester sur les ailes du papillon « Guadeloupe ».

C’est ainsi qu’en 1930, H.H Dexter, premier président de la Mission des Antilles françaises, visite notre pays. Il y trouve trois petites communautés d’Adventistes. Pointe-à-Pitre avec Edith PHIPPS  et son père, Morne-à-l’eau avec  Andrée  HERISSON et Capesterre Belle-Eau avec la famille JAMES et quelques sympathisants.

Pendant quelques années les membres du groupe se sont réunis au domicile de Monsieur et Madame JAMES, puis au cours des années 30, ils se retrouvèrent chaque sabbat sous un arbre à l’habitation « Mayeul » sise sur la route de Fonds-Cacao.

Le baptême de Monsieur BOYER Turenne ressortissant français, Ecrivain public donne un nouvel essor à l’adventisme dans la commune de Capesterre Belle-Eau.

Fin pédagogue, son esprit missionnaire, sa vie exemplaire et son empathie conduisirent les Capesterriens français à réviser leur jugement.

L’église se structure peu à peu et le groupe de croyants s’installe dans une maison à étage située près de la place du marché puis  déménage et occupe une autre maison à étage  bâtie à l’emplacement actuel du commissariat de police.

En 1950, le pasteur ERIN Georges, nouvellement arrivé, élabore le projet d’une église plus grande et confortable. Les moyens financiers sont faibles mais la foi est grande. Les témoins rapportent l’engagement et l’implication totale du pasteur et des frères de la communauté. Le gravier nécessaire à la construction est transporté de l’embouchure de la rivière de Pérou à la rue Anatole Céleste, à pied, à bouts de bras et à l’aide de seaux.

C’est certainement dans le contexte de cette construction que le président de la mission des Antilles et de la Guyane française, Samuel Monnier visite cette église, participe à une réunion d’affaires (réunion administrative ou assemblée générale des membres) le 28 janvier 1954, et préside une cérémonie de consécration de diacres le 30 janvier. Il a d’ailleurs l’occasion, précise de nombreux témoins, d’animer une grande campagne d’évangélisation entre 1953 et 1958.

Parmi les pionniers on peut mentionner dans les années 50-60, les  familles BOYER, CASTELNEAU, DARMYN, HENRY, MANIGA, HATCHI, SAVERIMOUTOU, RICHARDSON, ZOZO, ELBY, SEYMOUR, BUDOC, VALET, LAKE, LAROCHELLE, BEBEL, MOLINEL, GROS, PINCOURT, MOISA, GIRARD, BRUDEY, BRINDOR, ANAIS, MOUTAMA, PIERROT.

De 1958 à 1976, l’église n’a cessé de croître Sous l’impulsion  de BOYER Turenne et de GROS Philippe, deux laïques émérites qui ont su mettre en place une stratégie  d’évangélisation passant par le découpage de la commune en secteurs et surtout par le biais de la formation axée sur la transmission des  principes et valeurs adventistes  dispensées aux nouveaux membres.

Nous nous permettons de citer,  SAVERIMOUTOU Armande colporteuse et porteuse de la réforme sanitaire avec à l’époque des cours de cuisine végétarienne, TREBERT Colette colporteuse  et militante jusqu’à la fin de sa vie (Etudes Bibliques et visites à domicile),  BEBEL Georgette développement de DORCAS (Etudes Bibliques et visites à domicile),   ANAIS Emma Consacrée au Service du Temple et au développement de la Société de DORCAS (Etudes Bibliques et visites à domicile) ces femmes ont, elles aussi, été des laïques infatigables et fidèles, championne du porte à porte et prêtes à tous les sacrifices pour répondre à l’ordre Divin « Allez et faites de toutes les nations des disciples…».

De nombreuses cérémonies de baptême sont organisées et l’augmentation rapide du nombre de membres, pose le problème de l’exiguïté de la chapelle de la rue Anatole Céleste.

En 1980,  le Pasteur FANHAN Alexis propose un projet colossal, irréalisable aux yeux des hommes. Ce projet porté par les ailes de la foi se concrétise et au premier semestre 1981, un vaste terrain est acquis à la route de l’usine avec comme objectif d’y construire une grande chapelle, une école de district et un logement d'ouvriers.

Aujourd’hui, une partie des objectifs est réalisée et la communauté adventiste de Capesterre Belle-Eau « BETHEL » peut accueillir dans un confortable et spacieux édifice,  d’importantes manifestations. Elle a à son actif 276 membres inscrits.